EXPOSITIONS
Seconde Nature
19 septembre au 15 novembre 2009
Chacune de ces artistes questionne, à sa façon, l’idée de SECONDE NATURE. Mais de quelle nature s’agit-il ? Qui précède quoi ? Et si l’homme n’est pas la mesure de toute chose, qui seconde qui ? Que cache l’intervalle entre l’une et l’autre nature ? Se donnent-elles réciproquement aide et appui ou se contrarient-elles ? Comment y distinguer le primordial du superficiel ? le valable de l’accessoire ? Dans cet espace ambigu, le principe de la nature et de la nature humaine se mesurent : il y a celui qui donne la mesure et celui qui la prend, des mesures d’homme et de femme, tout autant. Tour à tour, Monique Gagné, Valérie Levasseur et Margo Ray développent cette relation trouble entre culture et nature
Valérie LEVASSEUR – La valeur de ma nature
L’intérêt profond de l’artiste pour la nature provient essentiellement de son lieu d’origine, le nord du Québec. Au cœur des Laurentides, où elle demeure, Valérie Levasseur intervient dans l’environnement en s’inspirant des techniques d’échantillonnage, d’arpentage et de cartographie. À cette nature, elle intègre la dentelle, qui représente pour elle un instrument de mesure pour analyser les parcelles de nature. Dans ces interventions, elle met en relation des objets de mesure dentelle et des éléments de la nature pour créer des situations fictives d’analyse. Diplômée et boursière de l’Université du Québec en Outaouais, elle est récipiendaire du Prix du Centre des arts et des fibres du Québec.
Monique GAGNÉ – Dans ses bras
Dans la nature, Monique Gagné se sent unifiée avec elle, dans ses bras. Elle est dedans. Depuis longtemps, elle œuvre avec elle, puisant à même ses matériaux, y découvrant l’énergie première. Née au Saguenay, elle vit maintenant dans les Basses Laurentides. Depuis dix ans, elle est membre de l’atelier LES RÉCRÉATIVES à l’espace Corps et Graphie de Montréal. Titulaire d’une maîtrise en psycho-pédagogie, elle enseigne en même temps qu’elle poursuit ses explorations artistiques. Sa recherche est portée par le mouvement, écrit-elle, « celui du corps, de la vie intérieure, comme celui d’éléments de la nature ».
Margo RAY – Containment Landscape


